Università degli Studi dell'Aquila
Facoltà di Lettere e Filosofia
Dipartimento di Culture Comparate

Dott. Maura Braghieri Dell'Anno
Anno Accademico 1998/2000

LE MONDE COMME LIBERTE ET RESPONSABILITE

Liberté et responsabilité individuelle comme problème social dans l'administration publique européenne (Progetto di ricerca scientifica internazionale)

CEAPE 2000 (Comunità Europea e Amministrazione Pubblica Europea) est un projet de recherche interdisciplinaire et bilingue, visant à décrire la philosophie morale actuelle, philosophie du droit et philosophie théorétique, considérée dans le cadre de la problématique philosophique européenne., visant à décrire la philosophie morale actuelle, philosophie du droit et philosophie théorétique, considérée dans le cadre de la problématique philosophique européenne.

Les arguments du projet ont été traités dans le cadre de travaux de groupe sur Internet, consacrés aux réseaux thématiques visant à l’étude du droit européen comparé.

Le travail a duré deux ans et a atteint le but de décrire selon une approche théorétique ce qu’on appelle constructivisme politique, l’opposant au constructivisme moral de Kant d’un côté et de l’autre à l’intuitionnisme moral considéré comme forme de réalisme moral.

Les parties de l ’Introduction sont au nombre de trois: les paragraphes 1-3 traitent le problème de la signification du constructivisme et décrivent plusieurs procédures de construction avec les méthodes inhérentes au calcul logique; les paragraphes 4-6 examinent la signification de plusieurs types de constructivisme et en expliquent les critères d’objectivité; les paragraphes 7-9 décrivent aussi les raisons du constructivisme politique comme une partie du libéralisme politique comparée à un appareil du système de lois et de procédures éthiques.

Le constructivisme politique montre la structure et le contenu d’une conception politique (RAWLS, J., Libéralisme politique, 1993) cette conception se fonde sur le concept de justice comme équité. Aristotèle avait dèjà soutenu cette thèse dans l’Ethique Nicomachée, livre V. Les écoles juridiques européennes analisent le concept aristotélique selon la logique de l’équilibre politique et d’une procédure de construction qui coincide justement avec la structure aristotélique. Cette procédure, qui a son origine dans une société très différente de la société contemporaine, est cependant très significative pour la desciption des raisons de la justice.

La signification des propositions qui construisent la raison pratique montrent la possibilité d’une politique constructiviste élaborée selon les événements et en rapport avec les faits. L’exigence de garantir la possibilité d’un consensus populaire, besoin fondamental dans une société démocratique, est la raison centrale de la description propédeutique de la raison pratique.

La conception constructiviste de la justice politique décrit aussi une conception morale. Après Kant, en Europe l’intuitionnisme rationnel a contribué au sens politique de la justice comme équité. La philosophie de l’idéalisme classique allemand entre le XVIII et le IX siècle a proposé la réalité comme rationalité absolue. Après Marx et Feuerbach, l’instance de la sujectivité révendique un nouveau statut et de nouvelles significations éthiques. C’est ainsi que naît la construction d’un nouveau humanisme. Dans le constructivisme actuel on distingue le point de vue objectif, considéré comme le point de vue de personnes raisonnables et rationnelles dûment précisées, du point de vue impersonnel.

La justice comme équité est considérée actuellement comme un grave problème à l’intérieur de la vision de la stabilité. La même stabilité est toutefois incompatible avec l’idée globale de la justice. Au cours de la recherche se sont manifestés des caractères raffinés d’une ambiguité graduelle du concept de justice ecomme équité et les instruments d’application d’une théorie discrète des mathématiques ont été importants. Dans le cadre de la recherche on a analisé les situations décrites selon une conception intuitionniste de la rationalité que le Rawls lui même appelle les principes moraux connus à travers la raison théorétique. Cette conclusion est décrite dans la partie finale du chapitre consacré à la justice comme équité et elle est suggérée par les thèses selon lesquelles la connaissance morale dérive d’une réflexion critique appropriée, qui est à l’origine de valeurs morales et siège de la volontè d’agir.

La conception de la personne se renouvèle dans le contexte éthique seulement si on énonce de façon explicite la théorie éthique élaborée dans le cadre d’un intuitionnisme rationnel qui n’a pas besoin d’une idée de personne plus complète mais qui reconnaît l’identité du "moi" comme sujet connaissant. L’exigence la plus importante revelée par l’intuitionnisme rationnel est de concevoir la liberté comme situation complexe et non seulement selon une conception de la société qui dépend d’une procédure constructiviste.

L’intuitionnisme rationnel conçoit la vérité selon des codes de stabilité sociale, considérant comme vrais les jugements moraux lorsqu’ils concernent l’ordre indépendant des valeurs morales et qu’ils sont en mesure de les décrire correctement. Sur la base de la proposition de Rawl a été élaboré un texte didactique qui décrit les quatre différences entre le constructivisme moral de Kant et le constructivisme politique comme équité.

Le texte s’articule en quatre sections et constitue l’Appendix didactique de la recherche. Le sujet central est le concept de liberté dans la Critiqu de la Raison Pure et dans la Critique de la Raison Pratique de Kant. Les textes originaux en allemand ont été selectionnés dans des textes anthologiques, avec la traduction à côté. Des données bio-bibliographiques ont été collectées pour renseigner les étudiants au sujet des recherches les plus avancées sur Internet avec les bibliothèques virtuelles.

La proposition kantienne sur la liberté a été valorisée par les philosophies morales suivantes, rendues valables par des recherches garantistes sur les notions de volonté et d’actions humaines. Les doctrines contemporaines sur l’éticitè de l’Etat et de la volonté individuelle, qui comprennent aussi les valeurs fondées sur la raison pratiqu, ont été décrites d’une façon comparée.

La société en tant que système de coopération équitable est le concept central de la doctrine politique dans son ensemble et elle se montre telle quelle aux yeux des citoyens seulement s’ils sont politiquement autonomes. Une conception politique autonome, selon Rawls, est rassurante pour atteindre les valeurs politiques seulement dans un régime constitutionnel et pluraliste. Au cours d’une recherche on a traité plusieurs significations de l’autonomie que Rawls définit constitutive parce qu’elle s’oppose à l’intuitionnisme rationnel.

La partie finale de l’Appendice didactique est consacrée à la comparaison entre ce qu’on appelle ordre indépendant des valeurs et la position de Kant dans les oeuvres citées comme lieu logique de son idéalisme trascendental.

Enfin, la conclusion de la recherche décrit une comparaison interdisciplinaire entre les sources du droit, la philosophie du droit et la philosophie théorétique actuelle de Ludvig Wittgenstein. L’application critique de la logique de Wittgenstein comme construction architecturale d’une raison pratique favorise la proposition philosophique de G.H. Von Wright et sa construction de la logique déontique.

La conclusion, enfin, décrit une comparaison interdisciplinaire entre les sources du droit et la philosophie théorétique actuelle en tant que notion née de la logique déontique, selon la pensée philosophique de Ludwig Wittgenstein et de G.H. Von Wright.

La logique déontique en tant que logique des propositions reglémentaires a posé la question sur ce que signifie pour le philosophe du droit et le philosophe de l’éthique une proposition de prescription et surtout dire que les normes, en général, existent.

Il pourrait s’agir, selon une hypothèse qui, dans la recherche, occupe un espace considérable dans les chapitres I et II, du problème onthologique des normes. Le rôle central, dans cette enquête sur les prescriptions, est joué par le jeu des symboles et ce rôle est justifié, dans le cadre des normes, par les considérations possibles sur la condition ontologique des normes elle-même.

Le problème concernant la vérité ou la fausseté des normes pose le problème de ce que sont les normes. Le mot norme détermine une longue série de jeux linguistiques et couvre un ensemble de significations très hétérogène. Les chapitres IV et V contiennent les descriptions des possibilités logiques nées des propositions élémentaires reglémentaires qu’il est nécessaire de classer pour construire une nouvelle philosophie du droit.

La construction d’une logique déontique pourrait sembler une hérésie théorétique si la théorie logique qui existe déjà dans la logique de Wittgenstein n’en était pas le fondement le plus radical. Les chapitres IV et V constituent le principal objet d’étude de ce travail parce qu’ils traitent les prescriptions, les normes techniques et l’inférence pratique en tant qu’éléments nécessaires de la logique des nécessités pratiques.

L’apport de la logique propositionnelle classique en ce qui concerne la vérité et la fausseté des propositions élémentaires, qu’elles soient prescriptives et/ou reglémentaires, est constitué aussi par deux valeurs de vérité dans le cadre de la logique déontique. Il en découle que chaque proposition a nécessairement une seule valeur de vérité même s’il y a n propositions logiquement indépendantes. Le châpitre VI contient des exemples sur chaque distribution possible de valeurs de vérité sur les n propositions en tant que différentes combinaisons de vérité. Partant, la valeur de la vérité d’une proposition est déterminée de façon univoque pour chaque combinaison possible de vérité relative à un certain groupe de n propositions; la première proposition s’appelle, d’après Wittgenstein, fonction de vérité de n propositions. Le calcul logique qui en découle montre qu’il existe un nombre infini de fonctions de vérité et différentes propositions logiquement indépendantes.

Les chapitres VII et VIII décrivent la négation d’une proposition donnée, la conjonction de deux propositions, qui est vraie si les deux propositions sont vraies; la disjonction de deux propositions qui est vraie si au moins une des deux propositions est vraie; l’implication (matérielle) d’une ou de plusieurs propositions, qui dans le chapitre est analisée non seulement par rapport à l’antécédent mais aussi à la deuxième proposition dite conséquente, qui est donc vraie seulement si le cas où la première est vraie et la deuxième fausse ne se produit pas. Si p et q expriment des propositions, p et q en exprime l’implication. Dans la logique déontique l’équivalence matérielle de deux propositions est vraie si et seulement si les deux propositions en question sont vraies ou fausses. Si tel est le cas, p et q expriment des propositions qui ont un rapport d’équivalence.

La tautologie, qui dans l’œvre de Wittgenstein est fonction de vérité de propositions élémentaires, est fonction de vérité pour toutes les combinaisons possibles de vérité de n propositions. Comme la tautologie, la contradiction n’est représentée par aucun symbole particulier. Von Wright aussi considère la vérité-fonctionnalité comme une propriété logique transitive. Si une proposition est une fonction de vérité d’un ensemble de propositions et si chaque élément de l’ensemble est une fonction de vérité d’un deuxième ensemble de propositions, alors la première proposition est elle aussi une fonction de vérité du deuxième ensemble de propositions.

CEAPE 2000 a analisé les dégrés de transitivité de la vérité-fonctionnalité des propositions, valable pour chaque formule de la logique propositionnelle, même lorsqu’il s’agit de propositions éthiques.

L’application des matrix contenues dans les tableaux de vérité permettent de calculer et/ou de décider quelle est la fonction de vérité de ses composants atomiques qui est exprimée dans une proposition donnée.

La partie technique du travail, qui à l’époque (cf. Braghieri Dell’Anno, M., La logica di Wittgenstein, ed. La Goliardica, Roma 1980) a été expliquée lors d’un séminaire tenu par le prof. Lucio Lombardo-Radice au sein de l’Institut des Mathématiques, est ici décrite selon les procédures mathématiques et les théorèmes visant à traduire la logique dans un langage algébrique.

Le processus de transformation de la logique wittgensteinienne en logique déontique fais l’objet, dans les chapitres VIII et IX, d’une description didactique de trois types de faits ou de propositions qui ne sont pas indépendants les uns des autres.

Au cours de cette recherche on a pris en considération des événements en tant qu’exemples de factualité décrits d’une façon logique.

Le mot événement, considéré comme un jeu-linguistique inportant, montre la transition et le changement d’un état de choses à un autre état de choses.

La notion d’acte humain est fondamental dans le chapitre X parce qu’elle montre comment effectuer un changement; en un certain sens, on décrit l’événement de ce que signifie interférer avec le cours de la nature.

La notion d’action est un événement considéré comme transition d’un état de choses à un autre. Un classement des événement provoqués par les actions des hommes est fait à partir de la logique du changement jusqu’à la logique déontique.

Les actes considérés dans le déroulement de la vie quotidienne provoquent des changements selon la logique du sens commun, mais la logique du sens commun est justement la partie fondamentale de la logique déontique.

Les actes génériques ou catégories d’actes constituent pour Von Wright la base d’une construction symbolique de la logique du droit qui montre l’efficacité de la description reglémentaire.

Le concept d’agent est essentiel pour pouvoir distinguer les actes des événements et il est possible de faire aussi une distinction entre agents empiriques (naturels) et supra-empiriques (suvranaturels).

CEAPE 2000 se termine par le sujet fondamental consacré à la discussion sur les idées d’existence nécessaire et d’agents supra-empiriques.

Le but de cette recherche est décrit dans la partie introductive sur le développement des habilités humaines qui est étroitement lié au changement des institutions et des styles de vie considérés comme les nouveaux genres d’actes.

La naissance de nouveaux types d’actes peut être considérée comme le début d’une nouvelle autorité reglémentaire pourvu qu’ils montrent, eux-mêmes, la nécessité de décider pour commander, évaluer et penser librement et bien.

L’autorité ou le législateur doit considèrer la production reglémentaire comme production responsable et raisonnable. Tous les actes soumis aux normes doivent être liés à un but rapporté à une valeur.

Si on accepte la subdivision des actes et leur libre évaluation, le sens de la liberté coincide avec le sens de nos pensées, régies par la raison éthique.

La logique montre la structure sensée de nos propositions, sélectionnées par les jeux-linguistiques; elle peut être faible ou fort selon les buts. En ce sens, le monde n’est pas "seulement" tout ce qui se passe, mais surtout liberté et responsabilité.

  Maura Braghieri Dell’Anno

L’Aquila, le 14 Mars 2000